Dans le secteur des fruits et légumes, un chiffre apparaît constamment lorsque l’on parle de melon : les degrés Brix.

Ils servent à mesurer la teneur en sucre du fruit et, depuis des années, ils sont devenus une référence commune pour évaluer la douceur et la qualité du produit. Mais il est une réalité que ceux d’entre nous qui travaillent avec les melons depuis des décennies connaissent bien : un melon ne se résume pas à un chiffre.

En fait, deux melons ayant le même degré Brix peuvent offrir des expériences complètement différentes au consommateur.

Et c’est là que les choses deviennent vraiment intéressantes.

Ce que la valeur Brix mesure réellement

Les degrés Brix indiquent la quantité de solides solubles présents dans le fruit, principalement des sucres naturels, au moyen d’une mesure au réfractomètre.

En règle générale, plus la valeur est élevée, plus le produit a tendance à être sucré. Mais le réfractomètre ne mesure pas l’arôme, la texture, l’équilibre ou la façon dont le cerveau perçoit ce goût lorsque le consommateur goûte le melon. Il mesure une partie de l’équation. Il ne mesure pas l’ensemble du résultat, car la sensation sucrée ne se limite pas à cela.

Tous les sucres n’ont pas le même goût

Le melon contient principalement trois sucres naturels : le fructose, le saccharose et le glucose. Bien qu’ils apportent tous un goût sucré, ils ne le font pas de la même manière.

Le fructose, par exemple, a un pouvoir sucrant plus élevé que le glucose. Cela signifie que deux melons ayant un Brix similaire peuvent générer des perceptions très différentes en fonction de l’équilibre interne entre ces sucres.

De plus, cet équilibre évolue au cours de la maturation du fruit et est également conditionné par des facteurs tels que la variété, le climat, la gestion agronomique ou le moment exact de la coupe.

Par conséquent, travailler le melon ne se limite pas à atteindre un certain chiffre.

Le goût, c’est aussi la texture, l’arôme et la jutosité Lorsqu’un consommateur dit qu’un melon est “bon”, il ne parle généralement pas seulement du sucre. Il parle d’un ensemble de sensations.

La fermeté de la viande, sa jutosité, l’arôme qu’elle dégage à l’ouverture, la persistance de la saveur et même la température à laquelle elle est consommée jouent un rôle. Tout cela fait partie de l’expérience finale.

Et c’est là qu’apparaissent des différences très importantes entre les variétés et les origines.

Par exemple, un melon “piel de sapo” a tendance à offrir un profil de saveur plus net et plus persistant, tandis que d’autres variétés sont plus aromatiques dans leur intensité ou leur douceur immédiate. Dans tous les cas, comme dans la vie, l’équilibre est essentiel.

La campagne parle aussi en termes de goût

Le comportement du melon commence bien avant qu’il n’arrive à l’entrepôt. Le rayonnement solaire, le type de sol, le stress hydrique, la gestion de l’irrigation et l’amplitude thermique influencent directement l’évolution des sucres et la qualité organoleptique du fruit.
C’est pourquoi, chez Peris, nous travaillons avec des saisons décalées par zones de production, en sélectionnant les variétés et les producteurs en fonction de la manière dont chaque matériel réagit à chaque moment de la saison.

Nous ne recherchons pas seulement la productivité. Nous recherchons la régularité, la stabilité et une expérience fiable pour le consommateur. Car pour des produits tels que le melon, maintenir le même niveau tout au long de la saison est l’un des grands défis du secteur.

Mesurer, c’est important. Savoir l’interpréter l’est encore plus

Chez Peris, nous utilisons régulièrement les mesures Brix comme outil de contrôle de la qualité. Elles sont importantes et font partie de notre travail quotidien. Mais nous ne prenons jamais de décisions sur la seule base d’un chiffre.
L’évaluation proprement dite combine l’analyse technique, le comportement variétal, l’expérience sur le terrain, l’observation du point de maturité et l’évaluation sensorielle. Nous analysons la texture, l’arôme, la couleur interne, la fermeté et la durée de conservation, parmi de nombreux autres facteurs.

En effet, un melon peut avoir un degré Brix élevé et ne pas bien fonctionner en bouche. L’inverse peut également se produire.

L’expérience nous a appris que les données n’ont de valeur que lorsqu’elles sont interprétées correctement.

Plus de 80 ans de travail avec les melons

Chez Peris, nous travaillons avec des melons depuis plus de huit décennies. Il fait partie de notre histoire et de notre spécialisation.

Au cours de toutes ces années, nous avons appris que la qualité n’apparaît pas à la fin du processus. Elle commence bien plus tôt : dans le champ, dans la variété, au moment de la coupe et dans la capacité à comprendre le comportement réel de chaque fruit. C’est pourquoi, lorsque nous parlons de qualité, nous ne cherchons pas simplement le melon le plus sucré. Nous recherchons le melon le plus équilibré.